Qu’est-ce qu’un micro PZM ?

En 1978, l’ingénieur Ed Long, consultant pour la firme américaine Crown Audio, a travaillé sur un prototype de microphone qui utilisait le phénomène de l’effet de frontière pour capter le son. De cette invention naît alors le micro PZM (Pressure zone modulation, ou encore capteur à zone de pression), un micro à l’aspect assez inhabituel qui a su rapidement trouver sa place chez les professionnels du son. Les micros PZM sont plats et ne ressemblent pas du tout à des microphones standards. Ils fonctionnent mieux lorsque placés contre une surface dure et plane d’au moins un mètre carré (par exemple, une table ou un mur). Leurs avantages indéniables et leur position particulière les rendent idéals lors d’une conférence, où ils peuvent se positionner de manière pratique et discrète au milieu de la table.

Le micro PZM : comment ça marche ?

Le micro PZM utilise un diaphragme pour capteurs à condensateur, positionné parallèlement à une surface de montage afin de capter les réflexions des sons provenant des sources. Une fois que le son percute la surface de montage, le micro capte les vibrations ainsi générées, tandis que le diaphragme crée une charge électrique transmise ensuite au préampli.

Nécessitant systématiquement une alimentation fantôme, ce petit microphone à condensateur est donc positionné discrètement à une courte distance de la plaque de délimitation réfléchissante. Cette disposition un peu particulière crée une zone de pression entre la plaque et le micro. Ainsi, l’appareil détecte tout changement dans cette zone de pression à la différence de la méthode conventionnelle de détection de changement dans la pression atmosphérique environnante (les ondes sonores). Les micros PZM se retrouvent dans la plupart des modèles existants pour la catégorie des micros à condensateur : omnidirectionnel et cardioïde.

Le micro PZM : les avantages et inconvénients

Le principal atout de la technologie PZM est l’élimination des interférences provenant des ondes sonores réfléchies. Rappelons qu’un microphone classique capte les ondes sonores de la source principale avec toutes les réverbérations qui les accompagnent, ce qui peut entraîner une reproduction artificielle du son. En revanche, avec le micro à zone de pression, les ondes sonores restent toujours en phase et aucune interférence ne viendra gâcher le captage sonore.

Par ailleurs, les micros PZM sont bien connus pour leur réponse en fréquence régulière et leurs niveaux de sortie optimaux. Mais revers de la médaille : le positionnement des micros à zone de pression ne leur permet pas de s’adapter à différents contextes d’utilisation. En effet, les micros PZM sont rarement utilisés pour capter le chant, mais plutôt un piano à queue, le son d’ambiances (pour la batterie, notamment) ou encore la voix de comédiens (positionnement au sol). Comme il est difficile de trouver une surface suffisamment spacieuse pour vibrer aux fréquences les plus basses, il est plus courant d’utiliser ces micros pour des instruments n’ayant pas un ton trop grave.

Le micro PZM : les principales marques

Pour beaucoup de professionnels du son, le micro PZM est associé à Crown Audio, la firme américaine qui a jadis cautionné les recherches réalisées par l’ingénieur Ed Long. D’autres manufacturiers ont suivi le pas de Crown en lançant des micros de surface, tels Tascam, Rode et Shure.